Insectes - Insects
La classe des Insectes comporte plus d'un million d'espèces connues dans le monde, mais on estime qu'il en reste au moins autant à découvrir ! Très largement répandus, les Insectes ont en fait colonisé tous les milieux terrestres, même les plus inhospitaliers (déserts, sommets des montagnes, sources chaudes...). Pourtant, ils n'ont pas réussi à s'adapter au milieu marin où ils sont complètement absents.
Les caractères propres à ce groupe d'Invertébrés peuvent être résumés simplement : l'adulte a un corps divisé en trois parties distinctes (tête, thorax et abdomen), une paire d'antennes, une paire de mandibules destinées à broyer les aliments, trois paires de pattes (d'où leur autre nom d'Hexapodes). En fait, la morphologie des Insectes, même si elle répond à ces caractéristiques de base, est souvent plus complexe. Le corps est protégé par un squelette externe, appelé cuticule, formé de plaques rigides contenant une protéine particulière : la chitine. Cette cuticule est entièrement renouvelée au cours du développement larvaire, lors des phases de mues, qui permettent la croissance de l'animal.
La tête porte les antennes, dont le rôle est sensoriel. Les appendices buccaux sont modifiés selon les espèces. On en distingue quatre types principaux :
- les insectes de type broyeur, le plus primitif, que l'on trouve notamment chez les blattes.
- les insectes de type broyeur-lécheur, dans lequel le labium est transformé en une langue velue et creuse (abeilles, guêpes).
- les insectes de type piqueur présent, quoiqu'un peu différent, chez les moustiques et les punaises.
- les insectes type suceur tels les papillons, où les maxillules forment une trompe qui s'enroule sur elle-même.
Le thorax des insectes est formé de trois segments dont chacun porte une paire de pattes. Comme les pièces buccales, elles peuvent subir des transformations liées à leur fonction. Ainsi, les espèces fouisseuses, comme la courtilière, ont des pattes transformées en pelles latérales destinées à creuser le sol. D'autres, telles celles des criquets ou des sauterelles, sont adaptées au saut. Celles de la Mante religieuse sont dites ravisseuses et permettent de saisir les proies, d'autres enfin sont adaptées à la nage, comme celles des dytiques, Coléoptères aquatiques. C'est également sur le thorax des insectes que sont fixées les ailes lorsqu'elles existent, généralement deux paires. Membraneuses et transparentes, elles sont rendues rigides par des nervures contenant de la chitine. C'est le cas chez les papillons ou les libellules. Elles peuvent être différentes, comme les ailes antérieures de certains coléoptères, transformées en "élytres" coriaces qui protègent les ailes postérieures membraneuses. Chez les Diptères (mouches au sens large), les ailes postérieures sont transformées en "balanciers", qui leur permettent de diriger leur vol. L'abdomen, plus ou moins volumineux, se termine par les pièces génitales, très variables selon les espèces.
La classe des Insectes est divisée en deux sous-classes : les insectes Aptérygotes qui n'ont jamais eu d'ailes et les insectes Ptérygotes, ailés pour la plupart ou ayant perdu leurs ailes au cours de leur évolution.
Les insectes Aptérygotes sont des Insectes primitifs, dont la plupart sont de très petite taille (quelques millimètres seulement).
Les insectes Ptérygotes regroupent la majorité des espèces vivant actuellement. Cette sous-classe est composée de 23 ordres : Éphéméroptères (éphémères), Odonates (libellules, demoiselles), Dictyoptères (blattes, mantes religieuses), Isoptères (termites), Orthoptères (grillons, sauterelles), Dermaptères (perce-oreilles), Hémiptères (punaises, cigales, pucerons), Diptères (mouches, moustiques), Hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis, bourdons), Coléoptères (coccinelles, scarabées, hannetons), Lépidoptères (papillons)...
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Macrophotographie et Insectes
Personnellement je ne possède qu'un tout petit appareil photo numérique muni de quelques accessoires dont une bonnette macro. Mon expérience technique se borne à cela. Quant à mon expérience sur le terrrain ce n'est que l'an dernier que je m'y suis mis à fond.
À ma connaissance, il n'y a pas énormément de photographes animaliers québécois qui consacre beaucoup de leur temps sur le terrain à photographier des insectes. La majorité en sont encore aux oiseaux, aux mammifères, aux jolies fleurs ou encore aux paysages. C'est bien dommage car les insectes, bien qu'étant négligés, mériteraient davantage de susciter de l'intérêt d'un nombre accru de photographes, ne serait-ce que pour le défi technique que cela représente. Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, les gens choisissent souvent la voie de la facilité. Dans mon cas, le petit équipement que je possède est en fait un avantage car il est peu encombrant et produit un rendu somme toute acceptable. En tous cas j'en retire une satisfaction suffisante qui me pousse à explorer davantage.
En vérité, comme je l'ai souvent répété ailleurs, la photographie n'est pour moi qu'un outil permettant de découvrir plus en profondeur la Nature dans laquelle je baigne et par là même d'éprouver de la Joie en admirant d'un regard autre la Beauté qu'elle voile aux yeux pressés et innattentifs. Une caméra me force donc à m'attarder sur les sujets que je croise au fil de mes excursions. C'est cette concentration qui procure l'oubli de soi. C'est souvent lorsque je dois me relever de bizarres de positions que je me rend compte que mon corps existe.
Étant retraité, je jouis de plus de temps à passer sur le terrain contrairement aux gens qui sont encore sur le marché du travail et qui ne peuvent consacrer beaucoup de temps à cette prenante passion.
Auparavant je jetais mon dévolu sur des forums à l'extérieur du Québec et je n'en était pas satisfait. Je pense qu'en agissant plus localement j'en tirerai davantage de satisfactions.
Luc Durocher
Montréal, mercredi 6 février 2008
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